
Après la prise de pouvoir de Lancelot, Arthur s’exila pendant 10 ans dans une cabane cachée au fond de la forêt de Eos. Au bout d’une décennie, ses plus proches amis, se mirent en quête de ramener le vrai roi de Camelot sur le trône. Motivé par les sages paroles de Perceval, Arthur décida de reprendre la situation en main. La Dame du Lac, ayant récupéré ses pouvoirs divins, lui forgea une armure digne du roi choisi des Dieux. Enfin, Merlin l’Enchanteur le conduisit, comme étant enfant, à l’épée dans le rocher. Arthur tira sur la poignée et le destin se mit en marche.
Arthur, le chevalier Perceval, la Dame du Lac et Merlin l’Enchanteur se mirent en route vers le château de Camelot. Mais le despote Lancelot du Lac, avait des espions partout sur l’île de Bretagne. Quand la compagnie arriva au château pour le confronter, celui-ci était déjà au courant de leur arrivée. Il avait préparé des bûchers, sur lesquels étaient ligotés d’anciens chevaliers de la Table Ronde. Lancelot invectiva l’ancien roi et alluma les feux. Karadoc, Bohort et Léodagan brûlèrent sous les yeux d’Arthur et ses compagnons, totalement impuissants. Les soldats du despote se jetèrent ensuite sur eux pour les capturer, mais ils parvinrent à fuir grâce à la magie de Merlin.
Arthur et ses compagnons fuirent dans les bois avoisinants le château de Camelot, encore sous le choc de ces terribles exécutions. L’ancien roi avait plus envie que jamais de se venger de Lancelot, mais il savait que pour cela, il lui fallait une véritable armée. Ils se dispersèrent afin de recruter des partisans encore fidèles au véritable roi. Perceval et Merlin partirent à Vannes pour rassembler les chevaliers outragés par la mort de Karadoc. La Dame du Lac voyagea jusqu’en Aquitaine où le duc était encore loyal à Arthur. Quant à ce dernier, il prit la direction de la Carmélide, où les soldats de feu son beau-père se rallièrent à lui par soif de vengeance.
En moins d’un mois, les troupes d’Arthur se réunirent au sud de l’île de Bretagne. En attendant les renforts, l’ancien roi apprit que son épouse, la reine Guenièvre était toujours en vie, mais retenue prisonnière dans un château. Grâce à l’aide d’un ancien ami, Venec le contrebandier, Arthur parvint à la localiser. C’était un petit donjon dans l’ouest de l’île. Le véritable roi de Camelot posta son immense armée devant la bâtisse et exigea le relâchement de sa femme. La plupart des soldats de Lancelot s’enfuirent à la vue des troupes et les quelques courageux qui résistèrent furent passer au fil de l’épée. Arthur retrouva Guenièvre et, pour la toute première fois, il éprouva de l’amour pour elle.
Après la démonstration de force de la grande armée d’Arthur, Lancelot envoya des émissaires à sa rencontre. Il lui proposa des pourparlers dans les ruines de l’abbaye de Crucis. Le lieu n’était pas choisi au hasard, ce fut l’endroit où Arthur épousa Guenièvre, mais également l’un des premiers endroits que Lancelot fit détruire après son arrivée au pouvoir. Deux mois après l’exécution des chevaliers de la Table Ronde, les rivaux arrivèrent aux négociations accompagnées de leurs alliés. Arthur était accompagné de la reine Guenièvre et du chevalier Perceval. De son côté, Lancelot avait conclu une alliance avec les Saxons. La reine Olwen, surnommée la Louve, était à ses côtés, en compagnie de son loup domestique. Après de brefs échanges, Arthur et Lancelot arrivèrent à la conclusion que la guerre était inévitable. Ils rejoignirent leurs camps respectifs.
En rentrant des pourparlers, Arthur se reposa quelques heures dans sa tente. Les deux armées avaient dressé de part et d’autre de la plaine de Snowdon des camps pour se préparer au combat à venir. Le roi et ses conseillers passèrent l’après-midi à établir une stratégie afin d’assurer leur victoire du lendemain. Le soir, Arthur discuta longuement avec Perceval, qu’il considérait comme son plus proche ami et confident. La nuit déjà bien tombée, alors que le chevalier partit de la tente royale, un assassin saxon s’introduisit à l’intérieur et tenta de tuer le véritable roi de Camelot. Perceval, non loin, entendit le vacarme et porta secours le plus vite possible à Arthur. Il n’avait pas son arme sur lui et prit donc l’épée du roi, Excalibur, pour le sauver. Dans ses mains, l’épée brilla de mille feux et il porta un coup fatal à l’assassin. Arthur, encore sous le choc, remercia sincèrement son ami de lui avoir sauvé la vie.
Le lendemain matin, les deux armées se retrouvèrent face à face sur le champ de bataille, de part et d’autre de la plaine de Snowdon. Tous les hommes étaient équipés et prêts à se battre. Arthur et Lancelot se fixèrent quelques instants avant d’envoyer leurs soldats. Les guerriers de Carmélide foncèrent les premiers, impatients de venger leur roi. En face, Lancelot envoya les Saxons d’Olwen en riposte. Les premières épées s’entrechoquèrent et les premières têtes roulèrent au sol. Les barbares saxons étant plus nombreux, Arthur fit sonner le cor pour envoyer les cavaliers. Lancelot patienta jusqu’à la fin de la charge pour envoyer ses propres chevaliers afin d’avoir l’avantage du terrain. Sur le champ de bataille, le roi Arthur dégaina Excalibur et l’épée scintilla d’une lueur aveuglante. L’approbation des dieux motiva les guerriers, mais l’ennemi en face était coriace. C’est à ce moment-là que des flèches sortirent du sous-bois surplombant la plaine et fondirent sur les troupes de Lancelot. Les archers et fantassins du duc d’Aquitaine sortirent de la forêt avec à leur tête le chevalier Perceval. Ce dernier rejoignit son roi et ami Arthur et ils combattirent ensemble comme un seul homme. La victoire était proche. Face à cette vision, Lancelot, plus en colère que jamais, décida de sonner la retraite. Ses troupes fuirent la queue entre les jambes. Mais alors qu’Arthur était en train de se réjouir, la reine des Saxons, Olwen la Louve, décocha une flèche mortelle à Perceval avant de s’enfuir à cheval. Le chevalier s’effondra à terre. Arthur courut en un instant le rejoindre, mais il était trop tard. Perceval expira son dernier souffle dans ses bras.
Quelques jours après la bataille, une tombe fut construite pour Perceval, dans les ruines de l’ancienne abbaye de Crucis. Arthur n’était pas sorti de sa tente depuis la fin du combat et n’adressait la parole à personne. Ses plus proches commandants lui conseillaient pourtant de poursuivre Lancelot qui s’était réfugié dans le château de Camelot et d’y faire le siège. Mais le roi ne voulait rien entendre ni rien faire, il pleurait son plus proche ami. Même les douces paroles de sa femme n’arrangèrent rien. Il s’isolait jour et nuit, accablé sous une immense tristesse. Mais la guerre contre Lancelot ne faisait que commencer, il fallait agir. La reine Guenièvre décida alors de prendre la tête de l’armée et de marcher vers Camelot. Merlin et la Dame du Lac proposèrent de rester au côté d’Arthur pour veiller sur lui, mais ce dernier refusa, ne souhaitant que la paix et la solitude.
Le lendemain du départ des troupes, il ne restait plus que la tente royale d’Arthur au bout de la plaine de Snowdon. Il s’assura qu’il n’y avait plus personne avant de sortir prendre l’air. Le roi de Camelot, encore empli de tristesse, prit une corde la nuit tombée et s’enfonça dans la forêt, pensant ne jamais revenir. Au bout d’une bonne heure de promenade nocturne, il n’avait plus la force de marcher, plus la force de ne rien faire du tout même. Il s’assit sur un rocher, prit sa tête entre ses mains et se mit à pleurer. À ce moment-là, une épaisse brume commença à s’élever du sol et un bruit étrange raisonna non loin. Interpelé, Arthur regarda devant lui et vit une silhouette. L’homme, vêtu d’un manteau de voyageur, s’avança vers lui et retira sa capuche. Il avait l’apparence d’un vieil homme, pourtant encore en très bonne santé. Le mystérieux individu se présenta à Arthur comme Llywelyn, le Dieu Créateur. Il prononça des paroles motivantes concernant l’existence du Graal et encouragea le roi de Camelot à poursuivre sa quête. Il l’invita à le suivre, car il avait quelque chose à lui montrer. Pendant ce temps-là, la reine Guenièvre posta son armée devant le château de Camelot et en entama le siège.
Llywelyn le Créateur mena Arthur à l’entrée d’une grotte. D’après lui, le véritable roi de Camelot trouvera toutes les réponses qu’il recherche à l’intérieur. Arthur n’eut même pas le temps de lui poser une question que l’étrange personnage avait disparu. Il s’enfonça à l’intérieur de la grotte et alluma une torche, car il y faisait très sombre. À partir d’une certaine distance, Arthur distingua des signes de constructions humaines. Cela ressemblait de plus en plus à une sorte de tombeau. Il entra dans une série de chambres funéraires, où étaient disposés sur les côtés des cercueils sur plusieurs étages. Au bout des couloirs, Arthur entra dans la dernière pièce du mausolée. Il s’agissait d’une très grande salle de forme ronde, avec à l’intérieur un seul cercueil, plus grand que les autres. Devant le cercueil, il y avait un autel, au pied duquel se trouvait une malle. Lorsqu’il avança dans la salle, Arthur tomba nez à nez avec un ours. L’animal était imposant, mais ne semblait pas agressif. Au contraire, il avait l’air blessé et cherchait de l’aide. Le roi de Camelot examina la bête et découvrit sa blessure. L’ours saignait à mort et était en train de souffrir. Il caressa délicatement la tête de l’animal avant de l’achever avec son épée afin de mettre fin à ses souffrances. Ensuite, Arthur s’avança et ouvrit la malle. Il y avait à l’intérieur un bouclier, sur lequel était dessiné une coupe avec en dessous l’inscription « Mon seul désir ».
Cela faisait plusieurs jours que la reine Guenièvre avait ordonné le siège du château de Camelot. Seulement, Lancelot était bien préparé pour cette situation et les ressources étaient en nombre suffisant à l’intérieur des murailles. Les soldats du roi ne parvenaient pas à franchir les défenses ennemies et chaque assaut était repoussé. Le moral des troupes commençait à diminuer, se sentant abandonnées par leur roi. Près d’une semaine après le début du siège, une nouvelle charge fut ordonnée et comme les jours précédents, elle fut contrée par les hommes de Lancelot. Mais alors que les chevaliers battaient en retraite, une silhouette scintillante fut aperçue sur la colline surplombant le château. Il s’agissait du roi Arthur sur son cheval, équipé d’une armure dorée et brandissant Excalibur. La simple vue de leur chef redonna de l’ardeur aux hommes qui, pour la première fois, forcèrent les troupes de Lancelot à se retrancher à l’intérieur des bâtiments. Aussitôt sur le champ de bataille, le véritable roi de Camelot organisa l’assaut final. Les fantassins et archers des armées de Carmélide et d’Aquitaine encerclèrent le château et Merlin avait reçu l’ordre de lancer des boules de feu dans la cour pour faire diversion pendant que Venec et quelques hommes se faufilaient à l’intérieur afin d’ouvrir le pont-levis. Ce plan fut une véritable réussite. Une fois les portes du château baissées, la plupart des hommes de Lancelot fuirent par couardise, se heurtant de plein fouet aux troupes royales. Arthur entra dans la cour du château de Camelot et confronta seul à seul l’usurpateur de son trône, Lancelot du Lac.
Les deux rivaux se fixèrent de longs instants avant d’entamer le combat. Lancelot du Lac avait beau être le meilleur chevalier de l’île de Bretagne, il ne pouvait pas faire grand-chose face à la détermination du roi Arthur maniant l’épée des Dieux, Excalibur. Chacun esquivait ou parait les coups et attaques de l’autre. Les combats faisant rage à l’extérieur des murs du château, on entendait bien les bruits d’impacts des épées s’entrechoquant. Arthur prit l’avantage dans leur duel et parvint à faire tomber Lancelot au sol. Alors qu’il était peut-être sur le point de l’achever, une flèche vint se planter à ses pieds. Olwen la Louve fit irruption dans la cour du château et empêcha Arthur de tuer Lancelot. Elle tira plusieurs flèches sur lui, qu’il dévia toutes sans aucune difficulté. La reine des Saxons releva l’usurpateur et l’aida à s’enfuir par un passage secret sous le château tout en continuant de tirer sur leur adversaire. Lancelot fila une nouvelle fois entre les doigts d’Arthur. Le roi ressortit en colère de la cour et découvrit la victoire de son armée. Cependant, il ne pouvait laisser son ennemi de toujours s’enfuir de la sorte. Il ordonna à Merlin l’Enchanteur de détruire le château de Camelot. Le magicien hésita puis se plia aux ordres de son roi. Il rassembla toutes les forces qu’il avait en lui pour invoquer un sort d’une très grande amplitude. Une énorme tempête d’éclairs et de feu se forma au-dessus du château. Les pierres tombèrent une à une, les tours s’écroulèrent et les murailles s’affaissèrent sous la violence des vents. Le roi, ainsi que tous ses proches, regardèrent depuis les collines environnantes la destruction de Camelot, qu’il avait lui-même construit. Ce n’était désormais plus qu’une ruine, il était temps pour Arthur de passer à autre chose.

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